muaba‑benn laabaal yen tuona

Témoignage de Narwoure Ama de Oubiagou

Ici vous allez lire des témoignages sur l’impact du travail de l’ATAPEB.

Narwoure Ama est une femme du village de Oubiagou. Elle est agée de 43 ans et a quatre enfants. Son mari est décédé il y a 12 ans. Elle n’a jamais été à l’école mais elle a fait le cours d’alphabétisation en moba avec l’ATAPEB il y a trois ans, et est devenue l’enseignante d’alphabétisation il y a deux ans. Ci-dessous est son témoignage (en octobre 2017) sur les bienfaits de l’alphabétisation.

« Il n’y a pas de maladie pire que l’ignorance parce que cela ne se soigne pas à l’hôpital. C’est l’alphabétisation qui m’a soignée en apprenant la lecture et l’écriture et qui fait que j’enseigne même la Parole de Dieu dans l’église ayant environ 70 membres. Un jour, j’étais allée enseigner les membres d’une jeune église d’un autre village et ils m’ont demandé de venir prêcher les dimanches. Je leur ai répondu que leur pasteur prêche la même chose que moi, car il n'y a pas deux Bibles.

C'est grâce à l'alphabétisation que je sais éduquer correctement mes enfants. Je les encourage dans leur scolarisation parce que je sais que cela a des avantages. Je les éduque de manière à ce qu'ils deviennent serviteurs de Dieu selon sa volonté. J'étais colérique, mais la lecture et l'enseignement de la Parole de Dieu m'ont délivré de cela. J'avais aussi honte de me tenir devant les gens, mais aujourd'hui je n'ai plus honte. Quelque soit le public, je peux leur annoncer la Parole de Dieu ou leur donner conseils. Je ne peux pas me perdre dans mes déplacements, puisque je sais lire les plaques en moba qui indiquent les noms des villages. Si je vais au marché avec la marchandise, personne ne peut me tricher. Et si je vais dans un centre de santé, je peux connaître la posologie de prise de medicament pour moi-même ou pour mon enfant malade.

Un jour, je suis allée au marché et j'ai demandé à quelqu'un de me faire un transfert de crédit pour mon téléphone. Il l’a fait mais le message dans mon téléphone ne montrait rien comme crédit reçu. Je lui ai dit cela mais il ne l’a pas accepté. Un passant nous a entendu et s'est arrêté, et je lui ai expliqué. Il a pris mon portable pour vérifier et a trouvé qu'effectivement, la somme du crédit n'était pas transférée. La personne m'a refait le transfert de 500 francs. Tout ceci sont des avantages de l'alphabétisation.

Je remercie Dieu qui m'a accordé cette grâce sans mesure pour le servir. Que Dieu bénisse les gens de l’ATAPEB et tous ceux qui contribuent avec leur argent pour avancer ce travail. Que Dieu les aide pour que tous qui vivent encore dans l'ignorance puissent en sortir et être épanouis. »

(Octobre 2017)